L'astrophysicien britannique Stephen Hawking(pointer dessus) Un coup de chance? Ou la nature
supérieure de son intelligence ? Toujours est il qu'atteint de la maladie de Charcot les symptômes de
Hawking sont apparus quand il était très jeune. Un diagnostic précoce qui lui a donné la chance de
survivre plus longtemps que ceux qui sont diagnostiqués beaucoup plus tard. Hawking lui aussi a une
explication, son travail : "J'ai la chance de travailler en physique théorique, l'un des rares domaines
dans lesquels le handicap n'est pas un handicap grave. " Une survie qui livre l'image la plus contrasté
de la pop science : un Stephen Hawking atrophié, bouche bée et épaules affaissées, et pourtant,
un esprit inégalé explorant les étoiles. dans un livre "The Grand Design" paru le 9 septembre 2010
a écrit : "En raison de la loi de la gravité, l'univers peut se créer de lui-même, à partir de rien.
La création spontanée est la raison pour laquelle quelque chose existe, pour laquelle l'univers existe
, pour laquelle nous existons. Il n'est pas nécessaire d'invoquer Dieu pour activer l'univers",
tranche-t-il enfin. Une déclaration qui rompt avec des propos précédents. Le scientifique avait en effet
jusqu'à présent estimé que considérer Dieu comme le créateur de l'univers n'était pas incompatible avec
la science.
Il démonte ainsi la théorie d'Isaac Newton selon laquelle l'univers n'a pu être créé sans la main de dieu.
En des termes beaucoup moins cru ,ce scientifique de renommée mondiale, nous dit tout simplement que dieu
n 'existe pas . Ce n'est pas le seul scientifique à tenir de tel propos;d'autres l'ont fait avant lui comme Einstein
Alfred Jacquard , Richard Dawkins...Aux Etats Unis les membres de l'Académie nationale des sciences sont
seulement 7% à avoir une croyance religieuse! Surprenant dans un pays où il existe encore sept Etats où vous ne
pouvez occuper une fonction officielle si vous n'êtes pas croyant!
Il y a trois siècles, la croyance en dieu était universelle y compris parmi les savants et les instruits. Tout cela
a changé à la suite du développement de la science moderne et de la capacité de l'homme à dominer et comprendre
la nature par l'usage de la raison. Les croyances et autres révélations et doctrines religieuses sont aujourd'hui
considérées par une majorité de grands intellectuels comme des légendes pour enfants et des créations humaines afin
de conforter des pouvoirs eux-aussi très humains.Et c'est tant mieux.Cependant ne nous réjouissons pas trop vite ,
comme nous le verrons plus loin.
A ce stade de mes propos je vais faire un peu de vulgarisation scientifique pour expliquer comment nous en sommes
arrivés à mettre en cause l'existence de dieu, en sachant que la vulgarisation afin que tout le monde comprenne,
n'est pas une faiblesse mais une force , sinon seule les idées vulgaires se répandent dans le vulgaire.
Tout commença par une explosion : le BIG BANG
Explications
Pour mieux comprendre ce qui va suivre , je vous recommande de voir ou revoir les deux liens
expliquant l'Atome
et la physique quantique
et d'observer attentivement les deux images explicatives suivantes:
Formation de l'univers version cosmologique
Formation de l'univers version physique quantique
L'origine de la matière se retrouve avec la fantastique histoire du Big Bang et débute il y a environ 13,7
milliards d'années:Mais le Big Bang n'est pas une gigantesque déflagration que nous pourrions visualiser
"de l'extérieur" puisque nous faisons partie intégrante de l'Univers : Si nous avions pu vivre (et survivre!)
à cette époque,
nous aurions "vécu" une explosion partout autour de nous avec une dilatation ultrarapide de la structure même
de l'espace et du temps.Comme nous sommes constitués d'espace et de matière, l'observateur hypothétique du
Big Bang aurait lui-même subir cette dilatation spatiale. L'origine du monde se déroule donc selon une vitesse
exponentiellement décroissante en terme de temps évalué en secondes et en terme d'espace
évalué em mètres . Au tout début la vitesse est ultrarapide puisque l'espace-temps était hyperconcentré:
donc
peu de distances à parcourir en des temps très courts puis la vitesse progressivement va ralentir au fur et à mesure
du déploiement spatial de l'Univers.
Bien que le big bang ne peut être décrit selon les équations connues de la physique quantique qu'à partir
de 10p-6 seconde de nouvelles observations tentent à montrer que les hypothèses décrites entre
10p-43 et 10p-6 seconde se voient confirmées progressivement. Mais voyons le scénario de moins en moins provisoire du Big Bang tel qu'il a été établi par les cosmologistes
et les physiciens
10p(puissance)-43 seconde: la limite du temps de Planck
10 puissance-43 seconde correspond à ce que l'on dénomme le temps de Planck, sorte de quantum temporel
incompressible. Cet intervalle de temps semble être le plus petit possible selon la physique quantique, de la même
manière que la distance de Planck ( 10 puissance-35 m ) semble être la plus petite distance accessible à notre physique.
La difficulté apparaît dès que l'on met en rapport un temps aussi minuscule que 10p-43 seconde avec la colossale
énergie de l'univers, concentrée, à l'époque, dans un volume aussi infime. Sachant que c'est cette énergie, avec
la matière, qui imprime sa forme à l'espace et détermine comment s'écoule le temps ,on peut se demander si
la notion de distance entre deux points avait déjà un sens et si le temps s'écoulait déjà du passé vers le futur?
Comment s'imaginer ce stade originel de l'Univers ?
La matière n'était pas encore née, seul le "vide" régnait, mais attention! Le vide de
l'Univers n'était pas vide : il comprenait de nombreuses particules virtuelles de matière et d'antimatière qui
apparaissaient et disparaissaient comme des bulles de savon.
Notre Univers actuel est issu de l'une
de ces fluctuations quantiques du vide !
De 10p-43 à 10p-35 seconde...
Ce qui deviendra notre Univers n'a que environ 10 puissance-33 cm de diamètre, c'est-à-dire 10 millions de milliards de fois plus petit qu'un atome d'hydrogène!
Sa température est de 1032 degrés Kelvin (0°K = -273°C) .A cette température l'énorme énergie du vide est libérée
et imprime à l'Univers une expansion fulgurante que le physicien Alan Guth a appelé
inflation. Des physiciens américains de Harvard ont révélé en mars 2014 la
première détection directe des ondes gravitationnelles primordiales. En clair, ils ont vu les toutes premières
secousses du Big Bang qui a marqué la naissance de l'Univers, L'existence de ces ondulations de l'espace-temps,
premier écho du Big Bang, prévues dans la théorie de la relativité d'Albert Einstein, témoignent de l'expansion
extrêmement rapide de l'univers dans la première fraction de seconde de son existence, une phase appelée
l'inflation. Cette percée en cosmologie a résulté d'observations, avec le télescope BICEP2 situé dans
l'Antarctique, du fond diffus cosmologique, un faible rayonnement laissé par le Big Bang.Entre 10p-35 et 10p-32 seconde, son volume augmente d'un facteur de l'ordre de 1027 environ alors que dans les
13,7 milliards d'années suivantes, son volume n'augmentera que d'un facteur 109.
Après la naissance de l'espace et du temps, la matière va pouvoir naître du vide quantique !De 10p-32 à 10p-12 seconde...
A la fin de la période d'inflation, vers 10-32 seconde après le big bang, l'Univers a la taille d'une orange et sa
température est de 1025 °K.
C'est à ce moment que les premières particules de quarks et d'antiquarks surgissent du vide quantique dans un bain
de photons. Cette matérialisation de matière et d'antimatière deux composantes antagonistes. Les paires de
particules-antiparticules vont s'annihiler pour devenir lumière (photons).
Puis, ces mêmes photons vont, par une réaction symétrique, se matérialiser en paires de particule-antiparticule.
L'Univers est alors une soupe de quarks et d'antiquarks en perpétuelle annihilation - matérialisation !
Quand on dit symétrique ,ce n'est pa tout à fait vrai car ce n'est pas parfaitement symétrique: un petit excédent
de matière va apparaître . On estime que pour 1 000 000 000 d'antiquarks créés, il y a 1 000 000 001 de quarks
créés, et donc un rapport de 1 pour 1 milliard !mais suffisant pour créer la matière dont nous sommes actuellement
constitués !De 10p-12 à 10p-6 seconde...
Température = 1015 °K.
L'Univers se refroidit toujours et grossit pour devenir une sphère de 300 millions de kilomètres.
Les 4 interactions fondamentales de l'univers sont différenciées comme elles le sont toujours actuellement.
Par ailleurs, la soupe de quarks et d'antiquarks s'est enrichie de particules légères, sensibles à l'interaction
faible : les leptons. Ces leptons regroupent les électrons, muons, tau et leurs neutrinos correspondants, ainsi
que leurs antiparticules.
Ce qu'a révélé la sonde Planck sur le rayonnement fossile du Big Bang en 2013
De 10p-6 à 10p-4 seconde...
Température = 1013 °K.
Le volume de l'univers est équivalent au système solaire actuel.
La baisse de température fait que les quarks n'ont plus assez d'énergie pour exister seuls : L'interaction forte
peut alors grouper les quarks en hadrons:
3 quarks forment des baryons: les protons et les neutrons naissent.
3 antiquarks forment des antibaryons: antiprotons et antineutrons.
les paires quark-antiquark forment des mésons.
Ces hadrons par la suite vont s'annihiler car la température est devenu trop faible pour que les photons puissent
se rematérialiser en couple paticule-antiparticule. Les rares protons et neutrons survivants forment la matière
de l'Univers.
De 0,0001 à 1 seconde...
Température = 1010 °K ou 10 milliards de degrés.
A cette température, il se produit une deuxième grande annihilation de matière et d'antimatière: elle concerne
cette fois les leptons et leurs antiparticules.En effet, les photons, épuisés par l'expansion de l'Univers,
n'ont plus assez d'énergie pour se convertir (par matérialisation) en paire électron-antiélectron.
Les paires leptons-antileptons subissent ainsi le sort des hadrons: ils s'annihilent dans un océan de
photons et seule une fraction d'un milliardième de leptons survit à l'hécatombe.
La matière est désormais au grand complet, mais la température est toujours trop élevée pour que les atomes
puissent se former. L'Univers est une grosse masse lumineuse de plasma brûlant formé de hadrons et de leptons
célibataires.
Les neutrinos cessent d'interagir avec la matière et s'en séparent.De 1s à 3 minutes... formation des premiers noyaux d'atomes
La température chute à 106 °K ou 1 000 000 °K : elle est suffisament basse pour que les protons et neutrons
puissent s'assembler durablement.
Les protons seuls forment des noyaux d'hydrogène.
Les protons et neutrons qui se rencontrent, peuvent aussi s'assembler pour former des noyaux d'hélium
(2 protons + 2 neutrons):
Cette phase se nomme la nucléosynthèse primordiale. La matière de l'Univers se compose alors des noyaux
d'atomes suivants:
75% d'hydrogène H
25% d'hélium He
des traces de Li-7 (lithium à 3 protons et 4 neutrons) et d'isotopes tels que Deutérium (H-2), He-3, He-4...
99% de la matière actuelle de l'Univers se forme à cette lointaine époque. Le 1% restant, non encore apparu,
est constitué de tous les atomes ayant plus de 2 protons dans leur noyau, parmi lesquels les atomes de carbone,
d'azote et d'oxygène dont nous sommes constitués. Tous ces atomes complexes seront formés dans les réactions
thermonucléaires du coeur des futures étoiles à naître...
A cette époque, les électrons sont toujours libres car très énergétiques. Ils ne se lient donc pas encore
aux noyaux pour former les atomes H (hydrogène) et He (hélium). De 3 minutes à 300 000 ans... l'Univers devient transparent
Température = 10.000 °K
Jusque là, les photons étaient continuellement émis et aborbés par les particules environnantes. Puis, avec
la chute de température et de densité de l'Univers, les photons vont cesser d'interagir avec la matière :
ils vont pouvoir enfin traverser l'Univers sans obstacle: il y a découplage entre les photons et la matière:
l'Univers devient subitement transparent. Cette lumière libérée et provenant de tout point de l'espace peut être
actuellement captée par nos astrophysiciens: c'est ce qui est appelé le fameux "rayonnement fossile" à 3°K de
l'Univers, vestige du big bang.
Le rayonnement fossile à 3°K vu par le satellite COBE300 000 ans et après... la formation des premiers atomes
300 000 ans après le big bang, les électrons vont enfin pouvoir être captés autour des noyaux d'hydrogène et
d'hélium présents. Les premiers atomes naissent enfin.... et l'interaction électromagnétique peut enfin jouer
pleinement son rôle.
Rappelons que ces évènements ultra-rapides de la naissance de l'Univers se sont déroulés il y a environ 13,7 milliards d'années.
Commentaires
Une seconde ... trois minutes , tout est fait.
Ainsi donc le big bang
nous a fait découvrir une histoire imprévue et fantastique. Il nous a dévoilé son passé agité ;
il a eu une naissance, grandiose, et une jeunesse tumultueuse ; il grandit maintenant, et peut-être connaîtra-t-il
un jour la vieillesse, et la mort.
L'univers vit ! Mais c'est aussi une théorie scientifique ; une merveilleuse théorie de plus en plus vérifiée de nos jour
qui raconte de fantastiques histoires . Sans faire appel à un Professionnel de la Création d'univers il nous dévoile
un gigantesque cirque de milliards de galaxies, contenant chacune des milliards d'étoiles, avec dans un petit
coin de la voie lactée, la terre.
On connaît les principales étapes de la première seconde, lorsque la gravité se sépare des 3 autres forces,
lorsque la force forte se sépare de la force électrofaible, lorsque la force faible se sépare de la force
électromagnétique, lorsque enfin, vers l'âge de 1 millionième de seconde les quarks fusionnent en protons
et neutrons. On s'était habitué à penser milliards d'années lorsqu'on nous parlait d'univers ; et voilà que
maintenant on nous parle de seconde, de fractions de seconde, d'infimes fractions de seconde.
Après la première seconde, l'étape suivante dure environ trois minutes, au cours de laquelle se créent la plupart
des noyaux de la matière actuelle de l'univers. Il se crée une soupe de noyaux dont la recette comporte de l'hydrogène
de l'hélium , un peu de deutérium, et de lithium .Comme les molécules de notre corps comportent des atomes
d'hydrogène ,ces atomes sont ceux qui furent fabriqués pendant ces 3 premières minutes de l'univers.on peut donc dire
qu'il y a une part de nous en quelque sorte qui a vécu les premiers instants de la naissance du monde.
A la fin de cette prodigieuse première seconde, de ces formidables 3 premières minutes, l'activité créatrice
du big bang s'arrête et ce sont les étoiles qui prennent le relais et se chargent de la suite de travaux
d'Hercule en forgeant tous les autres noyaux plus lourds, comme le carbone, l'oxygène, l'azote, etc. dont nous
sommes faits .Pas en trois minutes, ni en six jours.
Il fallut attendre des millions d'années, attendre que
protons et électrons s'unissent et s'assemblent en étoiles, pour voir
naître enfin ces atomes plus lourds.
Mais comment peut-on parler avec tant de précision des trois premières minutes de l'univers, de la première seconde,
des premiers milliardièmes de milliardième de milliardième de seconde ? C'est à la fois très compliqué et très simple
Les proportions d'hydrogène,
d'hélium, etc. calculées par le biais des mathématiques au service d'une physique quantique , qui ont été fabriqués
aux tout premiers instants du big bang, nous les mesurons aujourd'hui ! De la même façon, la théorie du big bang
prévoit que l'univers doit baigner dans un rayonnement fossile à 3°K(2,7° exactement) : ce rayonnement a
effectivement été détecté et
c'est ce qui est dérangeant avec la physique quantique , c'est qu'elle décrit des phénomènes qui ne sont
observés
qu' a postériori.
Puis vint la nuit
Avec la transparence. Si l'univers s'étendait à l'infini, uniformément peuplé d'étoiles, il y aurait alors partout
dans le ciel de nuit ces innombrables et lointains soleils que sont les étoiles ; si innombrables que dans quelque
direction que l'on observe, toujours notre regard rencontrerait une étoile ; ce ne serait qu'un point minuscule,
mais l'ensemble du ciel de nuit tapissé de ces points minuscules, puisque dans toutes les directions nous
verrions une étoile, rendrait le ciel de nuit aussi lumineux que la surface du
soleil !Et la nuit ne serait pas nuit.Paradoxal ...
Pour comprendre ce raisonnement, il faut savoir que les lois de l'optique indiquent que la brillance de surface
d'un objet lumineux est invariable, indépendante de la distance à laquelle on l'observe.
Ainsi, une étoile
lointaine n'est qu'un point dans le ciel, mais ce point a la même brillance qu'un point de la surface du soleil
par exemple. Ce point isolé peut ne pas être visible à lui tout seul ; mais s'il fait partie d'un tapis d'autres
points lumineux, l'ensemble aura la brillance de la surface du soleil.
Le big bang permet d'expliquer ce paradoxe : l'univers n'est pas infini puisqu'il a eu une naissance, et que depuis
sa naissance il est toujours en expansion; on n'est donc pas assuré de toujours trouver une étoile quelle que soit
la direction que l'on observe. On voit donc " des trous entre les étoiles ". De plus les galaxies lointaines
s'éloignent de nous si rapidement que la lumière que nous en recevons est décalée vers le rouge au point
qu'elle n'est plus du domaine visible.Voici donc encore une nouvelle preuve que la théorie du big bang est
une théorie "qui marche" comme nous l'avons déjà vu avec le rayonnement fossile tempéré à 3°k "photographié"
en 1994 et 2013 par différentes sondes spatiales.
L'origine du monde
Le big bang est une théorie
scientifique qui touche un point très sensible, très chatouilleux : l'origine du monde !
et la question de l'existence de dieu.
Résumé des épisodes précedants .Les scientifiques qui veulent expliquer le monde on tout faux car il l'explique de
l'intérieur
du "système" avec des lois fondamentales découvertes par les hommes . Or dieu est en dehors de l'Univers et donc
ces lois
ne peuvent s'appliquer à lui ;CQFD...Imparable. Et c'est toujours pareil; à une certaine époque dieu était au ciel, puis la
science évoluant
on le retrouve dans l'espace, puis dans l'univers et maintenant en dehors de l'univers , bientôt il sera dans un
multivers ou une autre dimension pourquoi pas pendant qu'on y est ; ce n'est pas sérieux.
Mais poursuivons.
Il y eut donc un "fiat lux" au cours duquel furent créé les galaxies, les étoiles dont une en particulier que
l'on appelle " soleil" autour duquel tourne une boule bleue ,la planète terre. Pourquoi celle là , parce
qu'elle est pas mal et qu'elle présente bien certainement. Puis sur cette planète ,dieu créa Adam
,suivi bientôt par Eve car Adam s'ennuyait et Michel Ange nous démontre bien (voir son tableau la tentation
D'adam et Eve ci- dessous) qu'effectivement à partir de ce moment là , ces deux là ne s'ennuyèrent pas.
Fait remarquable ces deux créatures eurent une lignée qui avait la peau blanche ou basanée .
Toute autre créature tenant sur ses deux jambes et même dotée d'une
intelligence, mais de couleur de peau différente
des couleurs originelles , fut réléguée au rang d'être inférieur à devenir esclave au même titre que les
animaux qui accompagnaient
la création divine , afin de nourrir les autochtones issus de la famille d'Adam .
Et le Noir fut interdit "d'exister".La preuve, en France le maire FN fait installer chaque année une crêche
à l'intérieur des locaux de la mairie et tous les rois mages sont blancs aussi blanc que ceux qui sont
issus de la race aryenne , bref des bons à rien. Sans parler des Etats Unis d'Amérique pays ,où la
population noire est encore considérée par beaucoup de bons croyants comme étant une race inférieure
n'ayant pas les mêmes droits. Et c'est à ce moment là qu'intervient PIE XII
Pour ce dernier, la fantastique explosion primordiale,le Fiat Lux projetant en un éblouissement toute
la matière de
l'univers dans l'espace, ressemble furieusement... à la Création ! En 1951 il déclarait :
" ... il semble en vérité que la science d'aujourd'hui, remontant d'un trait des millions de siècles,
ait réussi à se faire le témoin de ce "fiat lux !" initial, de cet instant où surgit du néant,
avec la matière, un océan de lumière et de radiations, tandis que les particules des éléments chimiques
se séparaient et s'assemblaient en million de galaxies. "
Ou encore, en 1951 dans une adresse à l'Académie pontificale des sciences :
" ...Avec le concret qui est la caractéristique des preuves en physique, (la science) a confirmé la contingence
de l'univers et aussi le bien-fondé des déductions sur l'instant où le cosmos est sorti des mains du créateur.
Aussi, la création est apparue dans le temps. Donc il y a eu un Créateur ! Donc Dieu existe ! Bien qu'elle ne soit
ni explicite ni complète, c'est la réponse que nous attendions de la Science et que la génération présente
attendait d'elle ! "
Le big Bang constitue donc une nouvelle preuve de l'existence de Dieu !
Cependant le savant abbé Georges Lemaître, l'un des pères du big bang - qui avait lui un avis autorisé sur la matière ,
puisqu'il était avant tout un scientifique déclarait :
" Pour autant que je puisse juger, cette théorie reste en dehors du champ de la métaphysique ou de
la religion.
Elle laisse les matérialistes libres de dénier tout être transcendant. "CQFD
Le big bang a donc été annexé par Pie XII, qui en a fait un chapitre de la Genèse en l'élevant au grade de Création.
Ouvrons une parenthèse ;
Il aurait été de bon ton que cette Sainteté manifesta le même intérêt à la recherche de la vérité,
lorsque les nazis mirent
à feu et à sang toute l'Europe pendant la seconde guerre mondiale ... Le silence fut assourdissant .Certainement
de peur de contrarier les desseins de dieu . Et c'est certainement au nom de cette même excuse ,que l'église
catholique
romaine contribua activement à la mise à l'abri d'un bon nombre de nazis tortionnaires au moment de leur débacle
en 1945
; fermons la parenthèse.
Ainsi au commencement, avant les divines et impénétrables 10-43 seconde, Dieu était
PLANCKé au
Nirvana dans un océan de vacuité quantique. Il s'ennuyait fort de tant de perfection
lumineuse. De courroux, il explosa de colère et créa l'Univers de sa superforce. Et de fil en
aiguille des noyaux unis aux electrons (de la famille des leptrons) nacquirent les premiers
atomes , eux-mêmes descendant d'Adam et Eve...
Trêve d'ironie,avant le big bang qu'y avait-il donc ?
Permettons nous d'interpeller les créationnistes en leur demandant :
Que faisait donc Dieu avant de créer le monde ?
Essayons donc, d'imaginer pour quelles raisons Dieu se serait tout d'un coup décidé à créer.
Peut-être n'y avait-il jamais pensé auparavant, et venait-il d'être saisi de cette fantastique idée nouvelle :
"Et si je créais un monde ?" comme aurait dit Coluche en lançant les Restos du Coeur ,frappant joyeusement des
mains.Mais seulement voilà est-il certain que Dieu ait des mains, même si Michel-Ange a magnifiquement dépeint
l'instant formidable où le doigt de Dieu a effleuré celui d'Adam -
Mais à qui l'aurait-il lancé ?; il n'y avait que silence et ténèbres, et personne pour approuver la proposition
enthousiaste . Alors abattu, démoralisé, dieu prit conscience de l'infinie solitude dans
laquelle il se trouvait. Il lui manquait quelque chose , mais il ne savait pas quoi ? Allons y aurait-il dit
, on verra bien
Le Réveil de Dieu ...
L'univers serait donc " un luxe que Dieu s'est offert " (H. Gouhier). Mais alors comment un dieu qui a tout, qui n'a
aucun manque pourrait il avoir une envie. Lucrèce l'avait noté, les dieux n'avaient aucune raison "
d'agencer pour le bien des hommes la belle nature du monde " : " Après tant d'années de repos, quel attrait nouveau
aurait pu leur donner le désir de changer leur vie ?
Pour jouir de la nouveauté, il faut évidemment
souffrir des temps anciens, mais, si l'on ignore la peine,
si le passé ne fut qu'une éternité de beaux jours,
pourquoi donc ce brûlant amour de la nouveauté ?
Et quel mal serait pour nous de n'être point créés ? " (Lucrèce - 98 / 55 AV J.C. - De Rerum Natura.)
Alors pourquoi Dieu à créer le monde ?A t'il agit sans raison, au hasard ? ; non , ce n'est pas possible ,
un dieu digne de ce nom ne joue pas aux dés.
Mais peut-être pouvons-nous au moins savoir pourquoi il l'a créé à ce moment-là plutôt qu'à un autre ?
Pourquoi avoir attendu toute une éternité - c'est long - avant de se décider enfin à partager la vie en créant
l'univers ?
Dieu, infini, qu'attendait-il ? Il n'était pas prêt ? Peut-être avait-il le pressentiment des difficultés
que lui procureraient les frasques d'Adam et Eve, les deux enfants terribles du paradis terrestre ? Etre parent
est une lourde responsabilité, et il ne faut pas craindre d'être amené parfois à réparer quelques grosses bêtises
- tous les parents en font tôt ou tard l'amère expérience !
Dieu fut effectivement amené, plus tard,
à mettre son fils à contribution ... mais d'où vient-il celui là ... créer par une PMA avant l'heure,
pour tenter de réparer tant bien que mal les bêtises de ses deux créatures ?
Saint Augustin prélat honorablement connu et fidèle parmi les fervents admirateurs du créateur sera
également troublé par le problème : " Que faisait Dieu avant de créer le ciel et la terre ? S'il était oisif, inactif, pourquoi ...
ne l'est-il pas resté dans la suite des temps, de même qu'antérieurement il s'abstenait de toute oeuvre ? "
(Les confessions, XI, X)
Ou encore :
" Pourquoi l'homme n'a point été créé pendant les temps infinis qui ont précédé la Création, et pour quelle raison
Dieu a attendu si tard que, selon l'Ecriture, le genre humain ne compte pas encore six mille ans d'existence ?
" (La cité de Dieu, Livre XII, chap. XI-XII)
Saint Augustin a trouvé une réponse : le temps serait une "chose" comme une autre ; il n'existerait pas
par lui-même, et aurait été créé, au même titre que toutes les autres choses, le "jour" de la création.
Il est donc vain de s'interroger sur l'histoire de l'avant-création, puisqu'il n'y avait alors ni temps,
ni évènements, ni histoire ; il n'y avait que le néant ; et Dieu.
En ce temps-là donc , en ce temps-là, le temps n'existait pas ! Tiens j'ai déjà entendu cela quelque part !
Mais, peut-être que toutes ces étranges questions sont insolubles, tout simplement parce qu'elles sont sans objet
: et si Dieu en effet n'avait rien créé du tout ?
Telle est la thèse panthéiste qui fait observer que Dieu est le Tout et que donc il n'existe rien d'autre en
dehors de lui. Il est impossible d'imaginer Dieu - qui est le Tout - et l'univers à côté de ce Tout.
Posons nous enfin la question finale :quelle était le "statut" de ce dieu avant la création ?.
Il n'y avait pas de changement,pas de mouvement ,pas de réflexion, pas de pensée, pas d'idées nouvelles ; alors
pourquoi l'infini aurait-il eu besoin, ou envie, de changer ? lui en tant qu'infini ne connaît-il pas déjà toutes
les félicités ? sans compter que, à quoi donc aurait-il pu penser, puisqu'il n'y avait encore rien d'autre que
lui!
Pourtant, d'un seul coup d'un seul comme pris d'une envie pressante de pisser, sortant de l' obscure brume glacée,
de sa torpeur éternelle, il a créé l'univers en sept coups de cuillère à pot.
Et c'est un vénérable et superbe
vieillard à la longue barbe blanche qui transmet la vie de son doigt rouge à un superbe Adam .A
remarquer que Adam n'a pas eu d'enfance ; quel âge avait-il quand il a été crée ?
Et pourquoi un vénérable vieillard à
la longue barbe blanche ? Dieu aurait-il commencé à subir les outrages du temps pendant son long séjour hors du
temps ? dieu ne serait donc pas éternel ? mais alors, il ne serait pas dieu ?
On comprend mieux maintenant pourquoi les musulmans interdisent toute représentation de Dieu; ils évitent ainsi
ce genre de piège et d'interrogations
Finalement le dieu de la création est un dieu qui s'amuse; du haut de sa grandeur infini , il joue avec sa créaton,
décide qui doit vivre ou mourir selon son bon plaisir, qui il doit faire souffrir, martyriser ou au contraire
féliciter .Bref dieu est un fumeur de havane . Gainsbourg avait raison.
Et que répond la science à l'interrogation " qu'y a t' il avant le Big Bang ??
Ici, honnêtement, la science s'interroge , balbutie , apporte parfois des éléments de réponse ou avoue tout simplement
son ignorance.
L'ignorance ne fait pas bégayer la science de honte ; bien au contraire, puisque l'ignorance est le moteur de la
science. " Je sais que je ne sais rien ", disait déjà Socrate .
A ce stade de la réflexion , il est important de revenir sur deux évènements qui ont marqué à partir de 2012
les milieux scientifiques ,à savoir les cartographies du ciel en haute résolution dévoilées par
le satellite Planck.
et la publication des observations du téléscope BICEP2/KERK
installé au pôle sud .
A l'opposé du télescope spatial qui regarde tout le ciel à la fois, Bicep2 est lui, focalisé sur
une petite fraction de seulement 2 % environ,
sélectionnée parce qu'elle se trouve à distance de la lumière éblouissante de la Voie lactée.
Armé de détecteurs opérant à 150 GHZ, longueur d'onde où le fond diffus est le plus intense et la pollution
galactique la plus faible,une équipe scientifique a scruté le même rayonnement diffus afin de mesurer
les polarisations des photons primordiaux et détecter d'éventuels effets causés par les ondes gravitationnelles
primordiales qui devait en effet se trouver orientée de telle sorte que des tourbillons surgissent,
avec une taille angulaire caractéristique : autour de 2° sur le ciel représenté par un trait noir indiquant
la polarisation moyenne de milliards de milliards de photons enregistrés en ce point.
Même si il semblerait que les derniers résultats traités par l'équipe de la mission Planck ne corroborent pas totalement
ceux de Biceps2 sous prétexte de rayonnement diffus de notre voie lactée insuffisamment pris en compte dans
les mesures, ( un désaccord peut-être du au fait de l'attribution d'un prix nobel ?)
les résultats de la mission Planck et ceux de Bicep2 confirment la théorie du Big
Bang inflationnaire et le Modèle Standard. Ils confirment également l'agencement actuel
de l'Univers, en particulier le fait que les fluctuations de densité qu'on observe dans la carte du rayonnement
à 2.725 K représentent les germes de croissance des futures structures cosmiques que sont aujourd'hui les
superamas de galaxies reliés entre eux par d'immenses ponts de matière, l'ensemble étant enveloppé dans une
masse d'énergie sombre.
Le rayon de courbure observé de l'Univers est également compatible avec un univers plat. Il n'est donc ni sphérique,
ni hyperbolique , encore moins stationnaire ou périodique comme l'imaginent certains. Autrement dit, dans
notre Univers, la surface d'un cercle (le disque) vaut (pi)r2 ,
son volume valant 4/3(pi)r3 et deux lignes parallèles ne se rejoignent jamais à l'infini (personne n'ira
voir, mais on peut faire confiance aux maths).
En suivant le lien ci après , vous saurez tout aussi sur les raisons qui font que notre Univers est plat.(voir rubriques l'Univers ->Modèle cosmologique,
L'inflation, Dernières évolutions)
univers plat.
L'âge de l'Univers observable est de : 13.799 ±0.038 milliards d'années et cet univers visible contient seulement
4.9% de matière ordinaire ,contre 26.8% de matière
sombre et 68.3% d'énergie sombre. Enfin
l'observation du rayonnement fossile permet de connaître l'Univers très longtemps avant que ce rayonnement
soit émis et notamment jusqu'à la fin de la domination de l'inflation, lorsque l'Univers achevait sa phase
d'expansion accélérée.
Avec la découverte du boson de Higgs , on peut dire que ces 2 évènements scientifiques majeurs nous rapprochent
avec de plus en plus du mur de Planck en référence aux 10-43 s,et la question
:« l'univers a-t-il eu un commencement ?» se pose désormais avec de plus en plus d'accuité.
Alors la réponse c'est quoi ?
La réponse des scientifiques varie selon leurs convictions religieuses (ou l'absencce de convictions) et leur
sincérité.
Il y a d'abord ceux que je qualifierais de "traîtres à la science" ,
(expression exempt de haine ou d'esprit d'intolérance ) qui oublient qu'ils doivent être des scientifiques
avant d'être des prêcheurs de la bonne
parole divine et qui utilisent leur titre de "professeur ou de docteur es sciences" souvent d'ailleurs sans
rapport avec le domaine étudié ( mais ils sont professeurs ou docteurs et ils le font savoir)
pour mettre en avant leurs convictions religieuses et ainsi mieux asseoir l'existence d'un être supême.
On les reconnait à la teneur de leurs arguments qui portent en générale sur:
1°)le principe anthropique "accepté par tous les chercheurs": «L'univers se trouve avoir,
très exactement, les propriétés requises pour engendrer un être capable de conscience et d'intelligence.Sous entendu
"Et cela ne peut être que l'oeuve d'un dieu créateur". Fermez le banc .
Déjà affirmer " une constatation acceptée par tous les chercheurs" est péremptoir et mensonger;
Dans les pays où l'apostasie est autorisée, voir admise sans ostracisme, l'immense majorité des scientifiques
sont athées.
Ensuite ce soit disant principe qui n'en est pas un mais plutot une méthode,explique la cause par l'effet.
Les lois physiques obéiraient
à un principe de finalité, derrière lequel se cache l'idée du "dessein intelligent", dernier avatar
du créationnisme. Ce type de méthode est astucieuse mais trompeuse car elle semble améliorer l'appréhension
des problèmes, en éliminant les mauvaises questions, et les approches en impasse.
2°)La probabilité .Ca fait sérieux mais ça frise l'absurdité. Voici une phrase type de ce que l'on peut entendre:
" on a calculé que le pourcentage de chance pour
que le hazard ait pu rassembler les molécules constituant les chainons d' ADN de cette façon, serait
de 0,1 exp 164." c'est à dire % infinitésimale ,proche de zéro.
Ceci illustre parfaitement la fausseté des calculs de probabilité éxécutés a posteriori.
Utiliser de tels calculs est absurde, voire grotesque. Prenons un exemple:
Imaginons qu'une ménagère fait ses courses dans un supermarché ; On lui dit qu'elle peut acheter 50 articles dans
son supermarché préféré; or nous savons que
ce supermarché se vante de distribuer 40 000 articles différents. Un calcul rapide, bien que simpliste,
nous donne la probabilité pour que cette ménagère ait à la caisse : 3 paquets de spaghettis "Lustucuit", 1 pack d'eau minérale "glouglou",
6 boites de patée "Miaou", etc... jusqu'à 50 articles bien précis dans son panier est de : 1/(40 000)^50
c'est à dire une probabilité où le premier chiffre significatif
n'apparait qu'après 230 zéros après la virgule.
Bien sûr, ce calcul est caricatural, car certaines combinaisons sont à exclure. La cliente n'a aucune
raison d'acheter des spaghettis "Zampani" si elle a déja des "Lustucuit"(quoique si elle veut tester la qualité
des différentes pâtes, elle peut le faire). Mais même en réduisant son choix
à 5 000 articles au lieu de 40 000, la probabilité finale reste infinitésimale, avec des dizaines de zéros
après la virgule. Un tel choix de tels articles est donc a priori tellement improbable, qu'il est quasi
impossible, alors qu'a postériori, il a bien eu lieu. La probabilité qu'un joueur particulier gagne au loto
est quasiment nulle. Par contre la probabilité qu'il y ait un gagnant parmi tous les joueurs est quasi
certaine sur plusieurs tirages.
3°)Les constantes. Il existerait des coïncidences dans les grands nombres qui
n'ont pas d'explications simples :par exemple le rapport de la masse d'un
proton avec la masse de l'univers (~10^80 ) vaudrait à peu de chose près le carré de
l'intensié de l'interaction gravitationnelle (~10^40) et le carré du rapport du diamètre de l'univers
sur le diamètre du proton (~10^40).
Ce genre d'arguments me fait penser à celui utilisé par des pseudo scientifiques pour expliquer
les dimensions extrêmement précises de la Grande Pyramide , dimensions qui s'exprimeraient en fonction
du nombre (pi) que ne connaissaient pas les Egyptiens .Effectivement en multipliant en ajoutant , divisant tout et
n'importe quoi , on peut retrouver des "singularités curieuses et inexplicables".
J'arrête là la liste des arguments utilisés par ces "traitres à la science" qui ,sans rejeter les nouvelles découvertes
à propos du Big Bang , s'en servent pour mieux étayer l'hypothèse du grand créateur.
Pour eux s'il y a un avant Big Bang, ce ne peut être que dieu.
D'autres scientifiques par honnêteté intellectuelle, disent qu'on est capable de décrire l'univers depuis le mur
de Plank jusqu'à aujourd'hui,et que cette histoire a duré 13,7 milliards d'années.Ils ajoutent aussi que depuis
40 ans on tente de construire des théories physiques qui essayent de décrire les quatre forces fondamentales de la nature
et d'aller en deçà du mur de Plank, pour mieux comprendre l'univers primordial et peut-être même découvrir son
origine. Il y a plein de pistes possibles pour unifier ces forces dans un seul formalisme, mais à ce jour,
quelle que soit la piste utilisée pour essayer d'"escalader" le mur de Plank et aller au delà, et bien
on arrive à la conclusion que la singularité initiale imaginée ,disparaît. C'est-à-dire que le Big Bang n'est
plus l'origine explosive qui aurait créé tout ce qui existe, l'espace, le temps, la matière, l'énergie,
mais il devient une sorte de transition de phase qui fait passer d'une situation antérieure à une situation
postérieure qui correspondrait à notre univers. On n'aurait donc plus le droit de parler d'origine.
Ce qui ne voudrait pas dire mais qu'il n'y a pas d'origine, mais qu'elle est constamment déplacée, jamais saisie, et que la
question de savoir si il y en a vraiment eu une, se pose.En suivant ce lien, vous aurez une petite idée de ce
que pensent certains physiciens avisés. 5 scénarios de l'Avant le Big Bang
Un peu plus prudents, des scientifiques assez proches des précédents affirment que la physique nous a conduits
jusqu'aux portes du big bang.
Mais ses portes demeurent infranchissables. Qu'on le veuille ou non, nous sommes
enfermés
dans notre temps qui s'écoule depuis prés de 14 milliards d'années, Comment porter alors son negard au dehors ?
Eh bien selon eux l'impossible semble sur le point d'être relevé grâce a une image du ciel tout à fait
exceptionnelle décryptée par une armée de physiciens et d'informaticiens. Cette image, collectée pendant deux ans
et demi par le télescope spatial Planck,(dont on a déjà parlé )en orbite à 1,5 million de kilomètres de la Terre,
dessine la carte détaillée du cosmos dans sa prime jeunesse. Outre les informations cruciales sur l'histoire de
notre Univers dejà analysées certains spécialistes sont persuadés qu'elle va permettre, pour la première fois,
de sonder ce qu'il y a au-delà des frontières de notre monde et de confronter les hypothèses imaginées avec de
vraies observations astronomiques.
A l'heure où sont écrites ces lignes , déjà des anomalies sont répertoriées et intriguent les spécialistes
En effet en surfant sur le net vous tomberez nécessairement sur
cette photo
montrant les fameuses anomalies révélées
par le téléscope Planck. Cependant le contraste n'est pas aussi net et a été accentué pour bien mettre en
évidence une zone froide et l'asymétrie entre les températures moyennes des hémisphères opposés du ciel,ce qui est
contraire aux prévisions du modèle standard . Il existe bel et bien une "anisotropie" aux grandes échelles
angulaires,
comme si il existait une direction privilégiée.L'une des hypothèses que l'on peut avancer est que l'Univers
n'est pas homogène dans
toutes les directions à une échelle supérieure à celle sur laquelle portent nos observations.
Ceci est d'autant plus curieux qu'il existe des modèles dynamiques qui proposent une structure à la fois homogène,
mais anisotrope. Ces modèles qui incluent une expansion anisotrope associée à une rotation globale sont
appelés des modèles de Bianchi de type VIIh, d'après le mathématicien du 19ème siècle Luigi Bianchi qui
a imaginé ces premiers modèles mathématiques.
"Dans un
modèle de Bianchi de type VIIh
, c'est comme si les photons du CMB(rayonnement primordial) se propagent le long de géodésiques
qui seraient en rotation autour d'un axe de symétrie et décalés vers le rouge du fait d'une expansion
additionnelle. On aurait alors affaire à l'addition d'un cisaillement et d'une vorticité des géodésiques.
Appliqué au CMB, le modèle de Bianchi de type VIIh donne une structure extrêmement proche de la distribution
observée par le satellite Planck ".
Lorsqu'on soustrait la composante anisotrope du Bianchi VIIh dans la carte du CMB de Planck, on retrouve
une répartition tout à fait homogène et isotrope...
Tout cela semble vraiment très séduisant, mais il y a un petit problème... Il se trouve que ce type de modèle
n'est pas cohérent ni avec la théorie de l'inflation, ni avec les valeurs mesurées de la densité d'énergie
de l'Univers, qui sont par ailleurs validées par les données de Planck. Alors que penser ? Wait and see ...
En fonction de ce qui sera révélé ultérieurement ,car Planck a encore des "choses à dire" différentes hypothèses, sur
les analyses à venir apporteront peut être les premiers témoignages de l'au-delà , c'est à dire de l'avant Big Bang et
conforteront peut être l'une ou l'autre des 2 principales hypothèses à savoir :
a) La théorie des cordes. Selon ce modèle, notre Univers ne serait qu'une petite bulle au sein d'un
méta-univers plus vaste qui contiendrait lui-même une infinité d'univers, chacun possédant ses propres
lois physiques.
b) La théorie de la gravité quantique à boucles, selon laquelle dès que la densité de l'Univers
dépasse mille milliards de masses solaires dans un espace aussi réduit que la taille d'un proton, la gravitation
devient répulsive et l'Univers, initialement en contraction, n'aurait d'autre
solution que de rebondir sur lui-même, notre big bang correspondant en fait au moment de contraction maximale.
Cependant dans cette hypothèse il est possible que le rebond ait
tout simplement lessivé tout signal antérieur au big bang. Auquel cas, nous serions totalement aveugles à tout
ce qui a pu advenir avant. Et l'avant big bang resterait alors inaccessible...
Dans la mesure où le temps et l'espace n'ont vu le jour qu'avec le Big Bang, la question de savoir ce qui s'est passé avant n'a pas de réponse pour une
dernière catégorie de scientifiques, non pas parce que l'origine de l'Univers doit à jamais se soustraire à l'intellect de l'homme, mais parce que la
question elle-même n'a pas de sens. Et c'est de ces scientifiques qu'en tant qu'athée, je me sens le plus
proche
Les religieux voient dans les efforts que font les scientifiques pour expliquer la naissance de l'Univers une manoeuvre pour abolir le Créateur.
D'autres n'en sont pas moins inquiets, car la notion d'un Univers naissant à partir de rien leur paraît aussi suspecte que la création ex nihilo que
prône le christianisme.
Aujourd'hui l'idée que l'Univers a bien une origine survenue à un instant précis dans le passé n'est plus mis en doute et l'autre possibilité qui consiste
à dire que l'Univers a de tout temps existé sous une forme ou sous une autre , butte sur un paradoxe évident. Le Soleil et les étoiles ne peuvent
briller éternellement : tôt ou tard, leur carburant sera épuisé, et ils périront. Cela est vrai de tous les processus physiques irréversibles : ils requièrent
une énergie qui n'est disponible dans l'Univers qu'en quantité finie, de sorte qu'ils ne peuvent durer une éternité. C'est un exemple de la seconde loi
de la thermodynamique qui, appliquée au Cosmos tout entier, prédit qu'il est voué à une dégénérescence et à un déclin vers un état d'entropie, ou de
désordre, maximal. Cet état n'étant pas encore atteint, l'Univers ne peut pas avoir existé depuis un temps infini. Et le satellite Planck a bien mis
en évidence l'origine déterminée de l'Univers et l'existence d'un Big Bang.
Le concept scientifique du Big Bang comme origine de l'Univers n'étant plus à démontrer ,« qui se soucie de ce qui s'est passé une demi-seconde après
le Big Bang » , comme l'écrivait un journaliste. « Qu'en est-il une demi-seconde avant ? ». La réponse est qu' il n'existe pas d'instant tel « une
demi-seconde avant » .
Contrairement à ce que l'on croit généralement, il ne s'agit pas de l'explosion "d'un grumeau de matière" comprimée dans un
vide préexistant. La meilleure façon de saisir ce qu'il en est vraiment est de s'imaginer que l'Univers est en expansion non pas parce que les galaxies
s'éloignent toutes d'un centre commun, mais parce que l'espace compris « entre » les galaxies s'étire ou enfle. L'idée d'un espace qui se distend, ou
qui puisse être déformé, est une prédiction de la théorie de la relativité générale d'Albert Einstein. Selon celle-ci, le temps et l'espace ne forment pas une enceinte statique dans laquelle l'Univers évolue, mais sont partie intégrante de son champ gravitationnel. Ce champ se manifeste comme la déformation, ou la courbure, de l'espace-temps. Dans le cas qui nous intéresse ici, cette déformation prend la forme d'un étirement progressif de l'espace.
Un ballon dont la surface est encollée de petits ronds de papier offre une bonne représentation de l'Univers en expansion. A mesure que l'on gonfle
le ballon, les ronds de papier, qui jouent le rôle des galaxies, s'éloignent les uns des autres. Il faut bien comprendre que, dans cette analogie,
c'est la surface du ballon qui représente l'espace courbé ou déformé. Les zones situées à l'intérieur ou à l'extérieur du ballon ne correspondent
à aucune entité dans l'Univers réel.
Forts de cette image , passons le film cosmique à l'envers. Le ballon rétrécit au lieu de s'étirer. S'il était parfaitement sphérique et si le caoutchouc
était d'une minceur infinie, alors, à un certain moment dans le passé, le ballon tout entier se contracterait en un point. Il ne pourrait rétrécir
davantage. Cela correspond au commencement. Lorsque nous repassons le film à l'endroit, l' origine dans laquelle l'espace lui-même naît de rien au
moment du Big Bang s'étire pour former un volume toujours plus vaste. L'Univers ne s'étend dans rien : l'espace lui-même est créé au fur et à mesure
que l'Univers enfle. De la même façon, la matière et l'énergie de l'Univers sont apparues au commencement, ou à un instant proche. Selon cette description
, pas plus que dans le cas du ballon, il n'existe de centre ou de frontière. Il nous est impossible de nous extirper de l'Univers pour y observer les
galaxies s'éloignant les unes des autres.
Certes il n'est pas facile de visualiser l'espace comme une entité finie mais dépourvue de frontière. Dans le passé on croyait que la Terre était étendue
à l'infini dans toutes les directions, ou délimitée quelque part par un bord d'où l'on aurait pu tomber.
Aujourd'hui , on sait qu'il n'en est rien. Le point d'où émerge l'espace ne se situe pas « dans » quelque chose. Ce n'est pas un objet entouré de vide.
Ce point est l'origine de l'espace qui s'amorce comprimé à l'infini et il ne reste pas là pendant une durée infinie avant de s'étendre.
Il apparaît instantanément de rien sans traverser le temps. De fait, d'après la théorie de la relativité, ce grain ne peut en aucune façon exister dans
le temps car le temps lui-même commence ici.
La notion d'un univers physique naissant « avec » le temps et non « dans » le temps n'est pas nouvelle.
On peut la faire remonter jusqu'à Saint Augustin au Ve siècle, voire jusqu'au philosophe préchrétien Sénèque. Mais il fallut attendre la théorie de
la relativité d'Einstein pour donner toute sa respectabilité scientifique à ce concept. L'élément clé de la théorie de la relativité est que l'espace et
le temps font partie de l'Univers physique et ne se résument pas à une quelconque enceinte d'arrière-plan servant de support à l'Univers.
Par conséquent, toute tentative entreprise pour élucider l'origine de l'Univers physique se doit aussi nécessairement d'expliquer la naissance de l'espace
et du temps.
Néanmoins, il est significatif que, d'après la théorie de la relativité, l'espace et le temps puissent être dotés de bords, ou frontières, appelés en
termes mathématiques singularités. Le point final de l'effondrement d'une étoile en un trou noir est un exemple de singularité. Une frontière du passé,
ou origine, de l'espace et du temps, dans un Big Bang, en est un autre. Dans ce dernier cas, en remontant le temps, l'Univers se trouve de plus en plus
comprimé et la courbure de l'espace-temps s'accentue jusqu'à devenir infinie au point de singularité. On peut donc voir cette frontière de l'Univers comme
le point où le champ gravitationnel, et donc la courbure de l'espace-temps, est infini et ne peut s'amplifier encore. Cela ressemble, grossièrement, au
sommet d'un cône, dont la surface se termine en un pic infiniment pointu qui marque sa fin. Ainsi, bien que l'Univers n'ait pas de frontière dans l'espace,
le fait est qu'il en a au moins une dans le temps : l'événement originel.
Une fois acceptée l'existence d'une origine du temps, il devient clair que la question : « que s'est-il passé avant le Big Bang ? » est dépourvue de sens.
Il n'existe pas d'époque « avant le Big Bang », car le temps a commencé avec le Big Bang. Cependant, dire qu' « il n'y avait rien avant le Big Bang » ,
est source de nombre d'idées fausses car le « rien », dans ce contexte, comme espace vide,, l'espace n'existait préalablement
au Big Bang, pas plus que le temps. Comme l'astrophysicien anglais Stephen Hawking l'a lui-même fait remarquer, à la question : « qui y a-t-il au nord du pôle Nord ? » on peut
également répondre « rien » , non pas parce qu'il s'y trouve une terre mystérieuse de « rien », mais parce que la région à laquelle on fait allusion n'existe
pas. Elle est inexistante de façon non seulement physique, mais également logique. Il en va de même quant à l'époque antérieure au Big Bang. Par définition,
une telle période n'existe pas. Aussi, la question de savoir ce qui s'y est passé est aussi vide que celle concernant le nord du pôle Nord.
La présence de masse et d'énergie « courbe » l'espace. Cette courbure influence la trajectoire des autres objets, y compris la lumière.
Les notions de longueur, de temps et de masse, deviennent dorénavant dépendantes de la vitesse à laquelle on se déplace.
- Pour un événement définit, cette durée est variable selon que l'observateur se déplace ou selon que son environnement soit occupé par des objets
très denses.
Certains en semblent contrariés. Ils pensent être dupés. Ils suspectent les scientifiques d'être incapables d'expliquer l'origine de l'Univers et de
recourir à des concepts obscurs et douteux comme l'origine du temps dans le seul but d'embrouiller leurs détracteurs. L'état d'esprit derrière une telle
objection est bien compréhensible : nos cerveaux sont éduqués pour penser en termes de cause et d'effet. Et, dans les conditions de physique normales,
la causalité suit un rythme séquentiel : l'effet suit toujours la cause. Nous avons naturellement tendance à envisager une chaîne de causalité qui remonte
le temps, et qui, soit n'a pas de commencement, soit aboutit à une cause première métaphysique ou à un moteur primordial comme Dieu.
Mais les cosmologistes
nous invitent aujourd'hui à envisager une origine de l'Univers sans cause préalable au sens habituel où nous l'entendons, non pas parce que cette entité
causale serait anormale ou surnaturelle, mais parce qu'il n'existe tout simplement aucune époque antérieure dans laquelle elle pourrait opérer.
Mais alors pourquoi le temps et l'espace s'est soudainement « mis en marche » dans un Big Bang, La dernière hypothèse en date avance que cette naissance
spontanée du temps et de l'espace est une conséquence naturelle de la mécanique quantique et du principe d'incertitude de Heisenberg, selon lequel des
fluctuations soudaines et imprévisibles se produisent dans toutes les quantités observables.
Le télescope spatial NuSTAR a photographié un nuage de matière formé à la suite de l'explosion d'une étoile, dont la forme évoque une main.
Cette structure a été surnommée la "main de Dieu" par les scientifiques de la NASA.
Les fluctuations ne sont causées par rien du tout : elles sont réellement spontanées et intrinsèques à la nature, à son niveau le plus profond. Ainsi,
un agrégat d'atomes d'uranium subit une désintégration radioactive due aux processus quantiques au sein des noyaux. Cette désintégration se fait selon
une durée bien déterminée. Mais, en dépit de cela, il est impossible, même en principe, de prédire quand ce processus se produira pour un noyau donné.
Vous pouvez toujours vous demander pourquoi la désintégration d'un noyau particulier a lieu à cet instant plutôt qu'à un autre, il n'existe pas de raison
profonde - de cause sous-jacente - qui puisse l'expliquer. La désintégration se produit, c'est tout.
Désormais il faut appliquer la mécanique quantique non pas seulement à la matière, mais aussi à l'espace et au temps c'est-à-dire au champ gravitationnel.
Lorsque l'espace et le temps sont soumis aux principes quantiques, il leur est dès lors possible de « se mettre en marche », sans le concours d'une
causalité préalable, en accord avec les lois de la physique quantique.
Certes les détails de « l'allumage » du temps demeurent subtils. Dans sa théorie de la relativité, Einstein a montré que l'espace et le temps sont
intimement liés : il faut vraiment penser en termes d'espace-temps à quatre dimensions,
plutôt qu'en termes distincts d'espace à trois dimensions et de temps à une dimension. Il n'empêche que l'espace demeure l'espace, et le temps reste le
temps. Mais c'est là que la physique quantique apporte une nouvelle lumière.
Les identités séparées et distinctes de l'espace et du temps peuvent devenir floues à l'échelle ultramicroscopique lorsqu'elles sont
soumises au principe d'incertitude. Grossièrement, pendant un bref instant, le temps peut se comporter comme l'espace et vice versa . Cette « brume »
quantique implique que, plus on se rapproche de l'origine, plus le temps est susceptible d'adopter les propriétés de l'espace et d'abandonner celles qui
lui sont propres. Cette transition ne se fait pas de façon soudaine, mais est rendue floue par l'incertitude prônée par la physique quantique. Ainsi,
selon la théorie de Hartle et de Hawking, le temps ne « s'allume » pas subitement mais émerge de façon continue de l'espace, sur une brève période.
Il n'existe donc pas d'instant premier spécifique de démarrage du temps, pas plus que le temps ne se prolonge éternellement dans le passé. Ainsi
la physique quantique autorise-t-elle la conclusion apparemment paradoxale selon laquelle le temps est fini dans le passé, mais dont il est impossible
d'en préciser un commencement effectif.
Le doigt de dieu, vision d'artiste
Il ne faut pas non plus aller s'imaginer que les lois de la physique, et l'état quantique qui représente l'Univers, ont existé d'une façon ou d'une autre
avant l'Univers. Tel n'est pas le cas, pas plus qu'il n'existe quoi que ce soit au nord du pôle Nord. Les lois de la physique n'existent aucunement dans
l'espace et dans le temps. Tout comme les mathématiques, elles ont une existence abstraite. Elles décrivent le monde, mais elles ne sont pas « dedans »
bien que certains désapprouvent profondément cette vision. Néanmoins, cela ne signifie pas pour autant que les lois de la physique sont nées avec
l'Univers. Si tel était le cas - si l'ensemble de l'Univers physique et des lois étaient issus de rien - nous ne pourrions alors pas recourir à ces
lois pour expliquer l'origine de l'Univers. Aussi, pour avoir quelque chance de comprendre scientifiquement comment l'Univers est apparu, nous devons
admettre que les lois elles-mêmes ont un caractère abstrait, intemporel, éternel.
L'autre solution consiste à envelopper de mystère l'origine de
l'Univers et à renoncer à toute explication. On pourrait rétorquer que prendre les lois de la physique comme telles n'est pas une fin en soi. D'où
viennent-elles ? Et pourquoi « ces » lois plutôt que d'autres ? là l'objection est judicieuse. C'est le travail de la physique que d'expliquer le monde
à partir de principes qui font office de lois. Les interrogations quant à la nature des lois elles-mêmes relèvent de la métaphysique. Certains scientifiques
se contentent de hausser les épaules, en disant que l'on doit tout simplement les accepter comme telles. D'autres suggèrent que ces lois sont ce qu'elles
sont par simple nécessité logique. D'autres encore proposent l'existence de nombreux autres mondes, dotés chacun de lois différentes, et parmi lesquels
seul un nombre restreint possède les lois spécifiques nécessaires à l'émergence de la vie et d'êtres doués de réflexion tels que nous-mêmes.
Les lois de la physique sont à la base d'une relation explicative rationnelle, de la même façon que les axiomes d'Euclide sont à la base d'un système
logique que nous appelons géométrie. Ainsi, pour la plupart des scientifiques, les lois de la physique offrent une option aussi satisfaisante que
le fait d'accepter les axiomes d'Euclide comme point de départ de la géométrie. La science et les mathématiques ont pour objectif d'expliquer le monde
de façon aussi simple et économique que possible comme les axiomes d'Euclide et les lois de la physique répondent bien à cette attente.
Comme il déjà été vu dans des chapitres précédents au travers la tentative de description de la physique quantique, plus la physique progresse, plus
l'unification et la généralisation des lois réduisent la complexité algorithmique d'ensemble de notre description de l'Univers. Il est d'usage en science
de considérer comme la plus fondamentale, la description tout à la fois la plus compacte et la plus globale. C'est le principe de la GTU que nous avons déjà évoqué.
Alors que s'est-il passé avant le Big Bang ? RIEN , car rien n'existait, ni espace, ni temps, ni dieu.
Que retenir de tout ce qui a été affirmé tout au long de cette page sur les relations religion et Sciences ?
Une chose est sûre ,un dieu fait d'atomes comme beaucoup le pense , n'existe pas et ça la science l'a démontré puisque la création des atomes est postérieure aux
premiers instants du Big Bang.
Comme l'a bien souligné Stephen Hawking ,le temps et l'espace n'existant pas ,Dieu est étranger à la création de l'UNIVERS qui s'est créé à partir de RIEN
selon les lois de la gravité et du principe d'incertitude d'Heisenberg .Ce qu'il y a en dehors ne peut être décrit car avec un Univers en extension dans
lui-même , il n' y a même pas lieu d'envisager ce qui pourrait se passer à côté.
A contrario pour les tenants de la création ,dieu est une sorte d'entité indéfinissable né de rien ,qui observe de "l'extérieur" notre Univers (d'un oeil bienveillant on peut le supposer
,quoique ) entouré de vide ,le tout étant obligatoirement "emprisonné" dans une espèce de "boite quantique" puisque qu'ils "reconnaissent" les lois de la physique quantique .
On peut dès lors imaginer cette boite comme la boite à chat d'Heisenberg pour exprimer son principe d'incertitude. Tant que la boite n'est pas ouverte,on a
l'Univers avec 50% dieu et 50% diable . Si on ouvre cette boite on aura soit dieu qui apparaitra, soit le diable ,tous les deux étant dans un état superposé.
Et c'est l'observateur( religieux ) qui définit qui est le créateur de l'Univers. Ce qui expliquerait que l'homme est 50% bon
et 50% mauvais et pourquoi dieu justifie l' échec de sa création par une autre entité ,le diable.
En fin de compte EINSTEIN a raison lorsqu'il dit:"Je ne peux pas imaginer un Dieu qui récompense et
punit l'objet de sa création. Je ne peux pas me figurer un Dieu qui réglerait sa volonté sur l'expérience de la mienne. Je ne veux pas et je ne peux pas
concevoir un être qui survivrait à la mort de son corps. Si de pareilles idées se développent en un esprit, je le juge faible, craintif et
stupidement égoïste." Questions ouvertes
Pourquoi dieu a t'il créé des milliards de galaxies et des milliards d'étoiles pour justifier l'hébergement de sa création sur une seule planète ?
Si la longueur d'absorption du neutron avait été plus grande, la fission nucléaire, donc les bombes A et H, auraient été économiquement inenvisageables
(car nécessitant un volume de matière fissile beaucoup plus important) ;alors pourquoi un Créateur dont la seule finalité est la vie de l'homme , permet-il
à sa création la possibilité de détruire totalement son environnement et même la planète qui l'héberge ?
Si dieu est responsable de l'ajustement fin des paramètres physiques de l'Univers,
alors pourquoi y a t'il tant d'imperfections ? Une seule explication,
c'est que dieu ,ne jouant pas aux dés en tant qu'être parfait, n'existe pas. Dieu n'existe pas parce que comme l'a dit Einstein il ne peut rien laisser
au hasard.
Mais quand je parle ainsi peut être que derrière des formules "bien roulées pour enchanter votre esprit", est ce bien la Vérité que je cherche à démontrer
ou bien tout simplement à me convaincre de la validité de mon raisonnement en l'exposant à votre jugement ? Ou encore une réaction épidermique à tous discours
dogmatiques qui se manifestent de plus en plus de nos jours, la religion prenant le pas sur l'esprit scientifique ?
Peut être me direz vous que l'existence de Dieu n'a pas besoin d'être démontrée puisqu'Il est une entité nécessaire. Dieu existe parce que nous ne pouvons
philosophiquement pas nous en passer et que nous n'avons jamais trouvé rien de mieux pour boucler l'univers. C'est ce qui est appelé l'appui ultime,
le « premier moteur immobile », comme le nomme Aristote. L'incertitude chronique universelle dans laquelle baigne l'humain en général l'a amené à forger
un concept de garantie de l'Univers qu'il appelle Dieu. C'est la référence ultime. La Perfection, l'Infini, la Vérité ne peuvent qu'être évoqués
et seul un Dieu infini (et donc indéfinissable) peut les garantir.
L'omniprésence de dieu ...
Affirmation à laquelle je rétorquerai : ce concept d'un Être suprême est peut être une idée utile (bien que cela reste à démontrer) mais, par le fait
même qu'il est simplement une idée, il est incapable d'accroître notre connaissance par rapport à ce qui existe. Mais passons.
Et c'est ainsi que les dangers de la philosophie viennent du fait qu'elle n'a pas été capable de renoncer à l'illusion religieuse du salut.Or pour bien penser
par soi-même ( c'est la définition de la philosophie), il convient, de refuser et de dénoncer la tentation religieuse mortifère et angoissée de vivre ici-bas pour un au-delà fantasmatique
où la vie serait réconciliée et la pensée au repos. La mort n'est rien, seule la vie mérite d'être pensée et c'est à chacun de la penser d'une manière
critique pour lui-même dans ses diverses significations et ses fondements régulateurs pour se reconnaître dans sa vie.
Il convient alors de considérer que la réflexion philosophique ne peut que proposer des conceptions relativement rationnelles, plus ou moins exclusives,
de la vie intellectuelle et pratique dont la valeur tient à leur cohérence interne et à leur robustesse expérimentale quant à la question du bien-vivre
avec soi et les autres et entre lesquelles il revient à chacun de faire des choix et de les transformer pour construire sa pensée sa vie ainsi que
l'idée qu'il se fait de lui-même ( penser par soi-même => conscience positive de soi).
Les croyances religieuses prétendent, sans preuves rationnelles, voire à l'encontre de la raison (révélation mystique), affirmer la valeur réelle des
valeurs éthiques, au nom de l'existence réelle et de la puissance et bonté réelles et indiscutables (sacrées) du divin: Dieu ordonne le bien, les hommes,
les croyants doivent s'y soumettre sans conditions, sous peine de sanctions hyper-violentes et par nature irrésistibles, ici-bas ou après la mort.
En spéculant sur la faiblesse des hommes, leur angoisse de la mort et leur désir d'immortalité (le salut), la religion les persuade collectivement
d'accepter volontairement de croire et d'agir aveuglément selon la loi divine, confondue avec la loi de la communauté, et, partant, présentée comme
fondatrice du lien social et de la légitimité de la loi civile. Les prescriptions divines apparaissent aussi réelles que l'existence de Dieu;
ce qui faisait dire à Descartes que sans religion, il n'existerait quasiment plus de morale commune. La religion apparaît bien comme un ensemble de
croyances prescriptives qui, parce qu'elles sont présentées comme réellement fondées dans la réalité absolue de Dieu, interdisent toute possibilité de
pensée critique à leur égard. Elle sert à confondre le bien et le vrai; et encore, pas n'importe quelle vérité: celle qui, par définition, ne se discute
pas!
Mais cette sacralisation des valeurs ne suffit pas, dans les moments de crise ou de conflit à préserver le lien social, au contraire; il n'existe pas une
seule religion ni une seule interprétation possible d'une religion, et pour cause: un contenu de foi n'est pas, en tant qu'irrationnel, universalisable;
les divisions éthiques humaines, dès lors qu'elles s'expriment sous la forme d'affrontements religieux deviennent insurmontables: l'absolu interdit
le relatif et donc le compromis. Le fanatisme, conséquence de l'illusion délirante, c'est à dire irrationnelle, qui consiste à croire dans l'existence
réelle de l'Absolu, , n'est pas une maladie de la religion; il est la religion en tant que maladie sociale et personnelle de l'esprit qui renonce à
sa puissance critique et s'aliène à une transcendance imaginaire, faussement "réaliste", plus ou moins socialement contrôlée.
C'est pourquoi la philosophie, au nom de la raison, a tenté de se substituer à la religion pour "démontrer" l'universalité indiscutable des croyances
prescriptives, ou tout au moins de certaines d'entre elles.
Certes les sciences ne peuvent prétendre au savoir absolument certain. Elles produisent des croyances plus ou moins vraisemblables; les savoirs scientifiques
sont et restent des croyances rectifiables en droit; mais à la différence des croyances idéologiques elles se savent incertaines et hypothétiques;
"tout se passent, pour le moment, comme si"; et non pas, "voilà définitivement ce qui est": telle est la formule qui résume le mieux la modestie
de la vérité scientifique. Or seules les croyances scientifiques explicatives, concernant les phénomènes naturels, disposent d'un critère de vérité
relative, objectivement fiable et universalisable et c'est le cas de la confirmation de la théorie du Big Bang; c'est dire, par conséquent, que toute vérité,
en dehors des vérités factuelles, qui se présente
comme absolue et extra-scientifique ne peut être qu'une illusion (religieuse, philosophique et/ou idéologique); c'est à dire une croyance prescriptive
déguisée en savoir réaliste.Et c'est cela que j'ai voulu montrer en affirmant que dieu n'existe pas et que c'est la Science qui le dit.
On sait enfin où habite dieu !
Mais peut-être que poser la question de l'existence de dieu avant le Big Bang est un faux problème que la Science a peut être déjà résolu et que dieu ne se
cache pas forcément là où on pense le trouver.En effet des scientifiques ont découvert que notre matière grise est un formidable outil de connexion avec
le divin , preuve que les voies du Seigneur ne sont plus si impénétrables. Il semblerait que le Tout-Puissant a élu domicile dans notre hémisphère droit,
l'hémisphère de la symbolique.En concentrant son attention sur un objet affectivement chargé - une reproduction pieuse, un tableau sacré, un gadget béni...
- ou même sur des images mentales comme les feux de l'enfer, les joies du paradis, les tortures terrestres ou le martyre des saints, le méditant reçoit
sur son lobe pariétal droit des messages qui lui parviennent de l'extérieur par les aires visuelles, mais aussi des souvenirs emmagasinés à l'intérieur de
différentes régions du cortex visuel associatif, situé sous les lobes temporaux et occipitaux. Les images réelles, en réveillant les images gravées dans
la mémoire, augmentent indirectement l'activité de l'hippocampe droit, qui, par le biais de ses connexions inhibitrices, débranche progressivement
le lobe pariétal droit tout en stimulant les noyaux de l'hypothalamus qui contrôlent à distance le cur et les poumons. S'ensuit une perte d'orientation qui
se traduit par une impression d'espaces infinis et s'accompagne d'un ralentissement du rythme cardiaque et de la respiration. Si la méditation est efficace
, tous les équilibres neurophysiologiques finissent par rompre d'un coup, brutalement. Le lobe gauche, chargé de maintenir la coupure entre soi et
les autres, disjoncte à son tour. Le sujet atteint alors une quiétude béate, l'extase absolue, le nirvana. Il tombe dans l'E.A.U.
(abréviation d'Etre Absolu Unitaire), disent les neurophysiologistes. La Via negativa donne à peu près le même résultat en contraignant le méditant
à ne fixer son attention sur rien. Une inattention volontaire qui implique une modification profonde de l'aire d'attention associative droite,
laquelle par des réactions en cascade, agit sur le lobe pariétal droit, dont les neurones, privés des informations habituelles, adoptent leur tempo,
se désynchronisent, court-circuitent le lobe gauche et déclenchent le grand flash. Et les nouveaux biologistes se demandent si des pathologies comme
l'épilepsie du lobe temporal droit ne peuvent pas expliquer certaines conversions et visions de prophètes. Et si une éducation religieuse intensive,
en irritant des zones sensibles, peut conduire à l'intégrisme. Comment des figures géométriques simples, qui n'existent pas dans la nature,
comme les rayons de la roue des hindous, l'étoile de David et la croix, en stimulant des neurones par paquets, connectent à l'insu de l'individu son
cerveau avec l'au-delà? Comment la musique, une invention typiquement humaine, en mobilisant des régions particulières de l'organe de la pensée, cimente
les convictions religieuses?
Feu le Dr Eugène d'Aquili et son fidèle collaborateur, Andrew Newberg, sont les premiers à avoir testé les ressorts de la foi
dans une étude publiée voilà plus de deux ans sous le titre électrochoc : Pourquoi Dieu s'accroche ?, sous-entendu : à nos cervelles.
Dans l'Hexagone c'est
Patrick Jean-Baptiste, neurophysiologiste de formation et journaliste à Sciences et avenir, qui nous éclaire dans son livre la Biologie de Dieu
sur cette voie de recherche.Pour visualiser les régions du cerveau impliquées dans l'expérience mystique, ces deux pionniers de l'université de Pennsylvanie
ont fait
passer des IRM à des moines bouddhistes en pleine méditation et des bonnes soeurs confites en prières. Ils ont filmé avec des caméras à positons
les zones
qui s'activent sous la tonsure ou la cornette pendant les actes de dévotions.Quand une pathologie se greffe sur un cerveau éduqué dans la religion,cela peut
donner des conversions subites et des visions inédites. Les neuropsychiatres,
en se fondant sur la description donnée par les Evangiles, le Coran ou les livres d'histoire, au vu des symptômes manifestés par certains prophètes,
diagnostiquent chez ces patients une épilepsie du lobe temporal droit. Un dérèglement de l'activité électrique dans ce groupe de neurones
provoque des hallucinations visuelles et auditives très particulières, sauf chez les gauchers dont le cerveau est différemment latéralisé et organisé.
Le sujet en phase aiguë voit de la lumière et entend des paroles, exactement comme saint Paul sur le chemin de Damas ou Jeanne d'Arc dans son village
lorrain de Domrémy. Ces neuro-apôtres égrènent, comme un chapelet, des noms illustres qui, selon eux, correspondent à des cas cliniques trop stéréotypés
pour ne pas être versés au dossier des visions béatifiques pathologiques : Mahomet, Bouddha, sainte Margery Kempe, sainte Catherine de Gène, les deux saintes
Thérèse - celle d'Avila et celle de Lisieux-, le philosophe suédois Emmanuel Swedenborg auraient enduré cette infirmité du lobe temporal droit,
pour notre bien à tous bien entedu. Pour le neuropsychiatre, la prière répond à un besoin physiologique. Comme le rire ou les pleurs, elle peut être
suscitée en chatouillant ou en gratouillant certaines zones précises du bulbe. Michael Persinger en a fait l'expérience dans son laboratoire de l'université
Laurentian de Sudbury, dans l'Ontario. En balayant, avec de faibles signaux électromagnétiques, les crânes d'un peloton de volontaires, il a déclenché
sinon une envie irrépressible de prier, du moins des réactions qui s'en approchent : les uns ont confessé se sentir « touchés par Dieu»,
d'autres ont parlé de démons ou d'esprits maléfiques. Avec des machines plus puissantes, le Canadien affirme que l'on pourra bientôt vénérer sur commande
en activant artificiellement les circuits neuronaux ad hoc et offrir des cures de prières, y compris aux athées stressés par la vie moderne.
Pour plus d'explications voir ce lien très instructif : le cerveau à tous les niveaux
Mais attention si la foi
est salutaire comme semblent l'avoir démontrer les Professeurs Michael McCullough et William Hoyt, auprès d'un échantillon représentatif de 125 826
Américains qui ont rendu rendent leur âme à Dieu plus tard que les brebis égarées qui ne pratiquaient aucun rite , des effets toxiques à fortes doses peuvent
se manifester et causer des dommages collatéraux . Utile à la fois à la santé publique et aux liens sociaux, l'« opium du peuple » évolue au
cours de l'histoire humaine, et prend le visage d'agents surnaturels dans les peuplades de chasseurs-cueilleurs, de divinités garantissant l'ordre dans
les civilisations urbaines primitives, de dieux trônant au panthéon dans les royaumes antiques, de Dieu national lorsque apparaît l'idée de nation,
et de dieu unique avec la naissance des premiers empires. «A chacune de ces étapes, la même morale des origines se complexifie, subit une nouvelle mutation
à la mesure des attentes nouvelles des hommes» souligne Patrick Jean-Baptiste. Les chefs de culte le savaient intuitivement depuis la nuit des temps,
les prix Nobel de physiologie et de médecine David Hubel et Torsten Wiesel l'ont confirmé récemment : lorsque des aires cérébrales ne sont pas sollicitées,
elles s'atrophient. Pour renforcer la cohésion de la société et la croyance des ouailles, toutes les religions» même les plus reculées, recommandent
une pratique régulière dès le plus jeune âge. Offices, fêtes rituelles, incantations, psalmodies, choeurs, objets sacrés soudent le groupe et réactivent
les circuits neuronaux qui alimentent la foi. En particulier, « le circuit de la récompense », qui fait gicler à l'intérieur des circonvolutions, entre
autres neurotransmetteurs, de la sérotonine et de la dopamine, d'où découlent bien-être, euphorie, plaisir, exaltation. La musique agite un peu plus
le bocal. « Tout prédicateur sait, par la liturgie, modifier l'activité des neurones avec parfois, s'il est vraiment génial, le doigté d'un organiste, et
donc faire vibrer les tuyaux qu'il faut, dans l'ordre qu'il faut et ce, pour contenter ses ouailles, les conduire au plus près de Dieu», commente Patrick
Jean-Baptiste. Les formes géométriques et les idées simples des symboles religieux sont «pertinentes», selon l'expression de l'anthropologue en sciences
cognitives Dan Sperber. Les neurones qui, d'ordinaire, peinent à extraire d'une image des segments de droite ou des bords contrastés, sont littéralement
galvanisés à la vue d'une étoile ou d'une croix. « Comblés», ils réagissent en nombre et envoient un signal fort au reste du cerveau qui résonne et arrête
momentanément de raisonner. A chaque cérémonie ou grand-messe, l'officiant, chaman, sorcier, prêtre, rabbin ou imam, joue sur l'émotion en rappelant aux
fidèles, dans un langage métaphorique, ce qui leur en coûterait de quitter la communauté. Les rites de passage s'accompagnent souvent d'humiliations,
de sévices pour inculquer au novice l'oubli de soi en tapant sur son système limbique, un grand ensemble qui orchestre les comportements affectifs et
assurent les réflexes de survie. L'initiation dompte ce « cerveau reptilien» (paléomammalien, dit-on aujourd'hui) ; et, dans les sectes extrémistes,
l'impétrant devient soit un maître, soit un agneau prêt pour le sacrifice. "A l'époque des croisades, les Assassins ou Haschischins se jetaient du haut
d'un donjon à la seule demande du Vieux de la montagne, leur leader spirituel", note Patrick Jean-Baptiste.
"L'époque moderne a inventé, au Japon, une des sociétés les plus ritualisées de la planète, les kamikazes."
Mais tout le monde n'est pas égal devant Dieu . Le sexe faible est plus tourné vers le ciel que le fort, une hypothèse machiste confirmée en France par
les données des dernières statistiques. Et si les femmes virent facilement grenouilles de bénitier, c'est parce qu'elles auraient des amygdales cérébrales
plus denses que celles des hommes, certifient les neuro-apôtres. Ces noyaux en forme d'amande (amugdalê, en grec), qui n'ont rien avoir avec les deux
pendeloques suspendues au fond du palais, sont des chiens de garde attachés à chacun des hémisphères cérébraux. Par leurs connexions avec de nombreuses
régions du cortex, ils modifient non seulement l'éveil général du cerveau et de l'organisme, mais aussi l'humeur. « Les amygdales sont en quelque sorte
les rotules des fonctions supérieures du cerveau, l'articulation de l'esprit avec le corps, telles que l'envisageaient les philosophes, même si cet esprit
, les neuroapôtres le jurent, n'est qu'un état de la matière >>, écrit Patrick Jean-Baptiste. Pour aller plus loin, l'information doit montrer patte blanche
, être jugée significative par les janissaires, sans quoi elle n'entrera jamais dans le couloir des hippocampes pour y être enregistrée comme souvenir plus
ou moins saillant. Avec le temps, elle finira d'ailleurs par s'imprimer à l'intérieur du cortex cérébral, probablement sous la forme de nouvelles
connexions. » Juges et parties décisives du système limbique, les amygdales jouent donc un rôle central. Des amygdales irritées par des électrodes,
au lieu de rendre gorge à des émotions primitives comme la colère ou la peur, déclenchent assez rapidement chez le sujet une rage durable et intraitable
qui persiste même lorsqu'on arrête les stimulations. Des amygdales enflammées par une initiation religieuse précoce, suivie de prêches, de sermons,
d'appels à la haine, d'images symboles (il existerait des neurones qui réagissent à la croix jusque dans les amygdales), peuvent conduire droit à l
'intégrisme.«Le fanatisme est un dysfonctionnement grave de régions cérébrales profondes, soutient Patrick Jean-Baptiste. Ce n'est pas le désespoir
qui provoque les attentats-suicides, mais une initiation réitérée par des actes spectaculaires souvent violents qui stimulent comme des électrodes les
amygdales. Les structures "neurognostiques" sont à la longue désensibilisées, et le fidèle est prêt à transgresser l'ultime limite en mettant fin à ses
jours et en tuant un maximum de personnes au nom d'Allah. .. »
A l'appui de sa thèse apocryphe, le journaliste de Sciences et avenir rappelle un fait divers sanglant qui n'a rien à voir avec Dieu, mais énormément
avec les amygdales : en 1966, un certain Charles Whitman tue sa femme et sa mère, puis attend le lendemain, monte sur la tour de l'université du Texas,
tire dans la foule, tue 16 passants, en blesse grièvement 38 autres, avant d'être descendu par la police. Incapable d'expliquer son envie de meurtre
autrement que par un besoin irrépressible d'effectuer un travail soigné, le forcené exprime dans une lettre une dernière volonté : «Après ma mort,
je souhaite que l'on m'autopsie pour découvrir s'il n'y a pas de désordre physique. J'ai jadis souffert de terribles maux de tête» écrit-il la veille
du passage à l'acte. Les exécuteurs testamentaires, en ouvrant la boîte crânienne, tombent sur une tumeur cérébrale qui, en lui écrasant les amygdales
, a gravement nui à l'intégrité psychique de l'assassin.
J'ai bien conscience que ce qui vient d'être décrit sent le soufre et les croyants me rétorqueront que dans sa haute bienveillance, dieu a fabriqué
le cerveau complexe de sa créature en prenant soin d'y placer une antenne qui, une fois branchée, lui permet de communiquer avec quelques élus. Ce qui
n'est guère rassurant ...
Un exemple que le cerveau humain est conçu pour croire en « Dieu » et que certains "prêcheur",prophète etc.. plus intelligents que
les autres ou plus intuitifs
ont très bien compris et mis en pratique est la religion musulmane. Petit rappel. Prier entraîne la sécrétion de sérotonine
qui est l'anxiolytique de base du cerveau.
Prier fréquemment et à heures régulières, entraîne donc le cerveau à sécréter sa sérotonine à ces moments-là et à ne quasiment rien sécréter
hors de ces moments précis. C'est un conditionnement de type réflexe de Pavlov. Prier dès l'aube, toutes les 3-4 heures et ce jusqu'à minuit,
apporte donc au sujet sa dose de tranquillisants, de façon régulière et continue au cours de la journée. Jusque là il n'y a pas de vrais gros problèmes .
Sauf
que chez les musulmans, tout dans la conception de la pratique des rituels du halall / haram
(autorisé / interdit) est fait pour ramener le retour de l'angoisse, et ce dans les plus brefs délais.
prières de l'aube et de la mi-nuit, conçues pour induire un manque de sommeil paradoxal.
interdiction de la musique et de tout autre art qui pourrait amener la sécrétion d'autres neuros-relaxants
copulation ritualisée de façon à en faire un truc où le taux d'endorphines sécrété est non satisfaisant
interdiction de contact physique, de contact visuel homme-femme., qui sont diverses sources d'endorphines
et autres interdits, dont la liste est interminable, qui outre le fait d'empécher la production de tranquilisants naturels, provoquent l'angoisse
de ne pas les respecter du fait de la tentation, d'une méconnaissance, d'une inattention etc...
Bref Mahomet fourni la dose de sérotonine au croyant, veille à ce qu'il devienne vite en manque, et parvient à éliminer par son haram et son Jihad tous
les autres relaxants concurrents. En d'autres termes le processus se fait en trois étapes :
1. Allah fournit un neurotransmetteur , la sérotonine.
2. L'angoisse de devoir respecter le hallal d'Allah entraine la chute rapide du taux de sérotonine.
3. Les interdits d'Allah, donc le fait ne pas faire de choses plaisantes, veillent à ce que d'autres neurotransmetteurs ne puissent surtout pas
être sécrétés par le cerveau.
Et c'est ainsi qu'on obtient des fidèles zèlés extrêmement dévoués.
Comme d'habitude, les moins instruits et les plus crédules associent au surnaturel ce qui n'est en fait qu'un phénomène
(la production par le cerveau de sérotonine calmante) parfaitement naturel mais qui échappe totalement à leurs sens, et à leur compréhension
. Quant à allez discuter de sérotonine et de causalité à quelqu'un qui a eu comme « éducation » le conditionnement dispensé par les « écoles »
coraniques... alors là ...
Certes dans le passé , d'autres religions monothéistes ont utilisé ce genre de procédé afin de mieux asservir leurs ouailles , mais seule la religion
musulmane (et peut-être la religion juive), en a gardé de nos jours une pratique aussi rigoriste.(à suivre)
Toujours est-il que la suite de l'évolution de l'Univers est marqué par les évènements suivants:
- 12 milliards d'années: formation de notre galaxie.
- 4,6 milliards d'années: formation de notre Système Solaire et de la Terre
- 3,4 milliards d'années: apparition de la Vie
- 1,4 milliards d'années: premières cellules eucaryotes à noyau
- 350 millions d'années: les premiers vertébrés quittent l'eau
- 4,5 millions d'années: les premiers hominidés
- 5 300 ans : naissance de l'écriture
- présent: création sur Internet
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